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Les trois jours qui m’auront fait retomber en amour avec ma région - Rivière-du-Loup (Partie 3)

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Par Marie-Philippe Jean

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Une introduction s’impose. 

Je m’appelle Marie-Philippe, mon enfance et mon adolescence appartiennent à Rivière-du-Loup, mais à 17 ans, c’est Montréal que j’ai choisie. Je suis originaire du Bas-Saint-Laurent, mais je préfère dire que « je viens du fleuve », et par là je veux dire que j’ai besoin de voir loin devant, et de regarder l’eau pour comprendre d’où j’arrive et où je m’en vais. Aujourd’hui, j’ai la chance de parcourir le monde pour raconter des histoires et partout où j’atterris, je me vante d’avoir grandi en regardant les plus beaux couchers de soleil au monde. Tourisme Rivière-du-Loup m’a invité à participer à un roadtrip de quelques jours pour revisiter une série d’endroits que je croyais familier. En acceptant la proposition, je m’attendais honnêtement à faire bien peu de découvertes, et au mieux, à croiser avec bonheur de vieux amis. 

 

J’avais tort, sur toute la ligne. 

En trois jours, j’ai empli mes yeux d’une beauté qui éblouit, qui émeut, et des découvertes, j’en ai fait à chaque virage, à chaque rencontre, à chaque heure. 

 

Après une virée dans les villages environnants, (lire partie 1 et partie 2) c’est au quai de Rivière-du-Loup que je m’arrête, destination l’Île Aux Lièvres, une des îles à visiter avec la Société Duvetnor, qui offre des excursions. À mes côtés sur le quai, un groupe de jeunes, lourds sacs sur le dos, plusieurs touristes aux accents européens et quelques locaux dont les visages me sont familiers. Certains iront, comme moi, passer quelques heures sur l’île, d’autres y dormiront quelques nuits, dans un chalet, une auberge ou une tente. Le voyage en bateau d’une durée de trente minutes est idyllique.

Marie-Philippe Jean - Ile du Pot à l'eau de vie

Quand vous voguerez tout près de l’Île du Pot à l’Eau-de-Vie, admirez son phare et les petits pingouins trouvant refuge sur les roches. À mon arrivée sur l’île, j’ai oublié que je n’étais qu’à une courte balade sur le fleuve de ma ville. Le cri des oiseaux, le fleuve tout autour, les sentiers menant aux chalets et aux pistes de randonnée et l’air salin me donnent envie de me déposer ici longtemps, et l’impression de débarquer sur une terre lointaine où tout est à explorer. Je visite d’abord le petit café, que j’ai surnommé « le café de Julia », prénom de la serveuse au grand sourire qui m’a fait goûter aux gâteaux qu’elle avait préparés dans la journée, en prévision de l’arrivée des bateaux.

Je m’aventure un peu dans les sentiers, mais le soleil amorce doucement sa descente vers le fleuve et c’est le signal pour tous de se rassembler près de l’eau, autour du chanteur Ian Kelly, en visite sur l’Île pour offrir un concert acoustique intime. 

 

Dans le « public », on s’échange des regards complices, reconnaissant notre chance de participer à ce moment où s’unissent musique et coucher de soleil. C’est un peu à contre-coeur que j’accepte de partir après le spectacle, mais le ciel rose et les bélugas, surprises du chemin du retour, adoucissent le départ. 

C’est au Gîte Les Rochers que je prendrai cette fois du repos avant de reprendre la route vers Montréal le lendemain. La grande maison jaune cachée derrière les arbres est bien connue des gens de Rivière-du-Loup - il s’agissait de la maison d’été du premier Premier Ministre du Canada, John A Macdonald, qui l’occupa de 1872 à 1890. Aujourd’hui nommé Site national historique, la maison fait encore honneur à sa mission première - offrir un lieu de repos et de tranquillité à ses occupants. Au matin, j’ai rencontré Marjolaine, aubergiste passionnée d’histoire. En plus de prendre soin de la maison comme s’il s’agissait de la sienne, elle cuisine, matin et soir, pour tous les invités. Je me souviendrai longtemps de sa gentillesse, de ses gaufres servies avec ricotta et sirop d’églantier et de son jus frais fraise et rhubarbe. Lors de votre visite, prenez votre café sur la grande galerie pour profiter de la vue et de l’air frais. 

 

Un séjour à Rivière-du-Loup n’est pas complet sans un passage à Notre-Dame-du-Portage, village adoré pour ses chalets d’été et sa piscine d’eau salée. À mon arrivée, il était à peine 8 heures et déjà, plusieurs nageurs additionnaient les longueurs en douceur et synchronicité. Les clôtures vitrées de la piscine offre une vue sur le fleuve et les montagnes de Charlevoix, ajoutant au caractère unique de l’endroit. 

 

Quand vous irez, laissez tomber les applications de navigation - demandez votre chemin aux résidents du coin, faites leur connaissance pour mieux comprendre et découvrir l’essence de Rivière-du-Loup. Ne manquez pas un seul coucher de soleil, et emplissez vos poumons d’air salin, je suis rentrée à Montréal depuis quelques semaines, et j’en ressens encore les effets positifs, apaisants. 

 

Bon roadtrip

 

Marie-Philippe 

 

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