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Mes vacances idéales

Source : La Presse

Publié le 25 juin 2016 à 08h00 | Mis à jour le 25 juin 2016 à 08h00

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PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE

Quand le soleil brille, tout le monde pense aux vacances. Certains rêvent d'une semaine dans un chalet au bord d'un lac, d'autres, d'une escapade dans le Bas-du-Fleuve ou sur la Côte-Nord, d'autres encore, d'un séjour dans une auberge perchée dans la montagne ou d'un terrain de camping au milieu des bois. À chacun ses vacances idéales au Québec! Voici celles de nos journalistes.

Beau temps sur le fleuve...

Élément essentiel d'un scénario de vacances idéales: le beau temps. Ni trop humide. Ni trop venteux. Un mercure atteignant 25 °C.

Parfait. Pour compléter le tableau, le bruit des vagues du fleuve Saint-Laurent qui viennent tranquillement s'échouer sur la plage en laissant une traînée de petits coquillages que les enfants s'amuseront à ramasser avec leur seau de plastique.

Nous sommes à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent. L'endroit, à plus 400 km de Montréal, rime pour moi avec vacances réussies. Bon, certains jours, il y aura bien sûr plus de vent que nécessaire, mais on réussit à vivre avec et on se surprend même à l'apprécier, surtout en constatant que, pendant ce temps, la métropole fond sous la canicule.

Si les gens de la région s'assoient tranquillement pour compter les hivers, comme le chante Gaston Mandeville dans Le Vieux du Bas-du-Fleuve, le rythme estival est tout aussi lent et calme. On aime.

Pendant la journée, on s'approche de l'eau, pieds nus. Celui qui réussit à tremper ses orteils dans le fleuve, glacial même en été, rappelons-le, remporte la palme du plus courageux. On s'installe sur une grande couverture pendant que les enfants font des châteaux de sable et ramassent des algues qu'ils exhibent ensuite en riant devant le visage des adultes. Il y a aussi le concours de la roche. Le but est de réussir à la faire bondir sur l'eau plusieurs fois. Une technique qui demande de la pratique...

Quand la faim nous tenaille, nous n'avons qu'une seule envie: un pain salade au homard, le classique «Lobster Roll». Direction Le Boucaneux, petit restaurant saisonnier situé en bordure du fleuve, à deux pas de la gare fluviale. Une véritable institution.

Ici, tout est dans l'assiette: pains pita garnis généreusement de gros morceaux de homard, filets de poisson délicieusement apprêtés, combinés de crevettes nordiques, pétoncles et morue.

Pour s'y rendre, on marche le long du fleuve ou on enfourche son vélo pour rouler sur la piste cyclable. C'est aussi ce même moyen de transport que l'on utilisera après le repas pour aller prendre un dessert au Snack bar D'Amours, à la fois cantine et bar laitier. Je jette toujours mon dévolu sur le sundae au chocolat fondant. D'autres craquent pour celui aux fraises agrémenté de morceaux de sucre d'érable. Un autre incontournable dans mon pèlerinage louperivois.

À aucun moment pendant le séjour, je peux me résoudre à quitter le fleuve et la vue qu'il offre sur les montagnes de Charlevoix, de l'autre côté. Voilà pourquoi il faut dormir tout près. L'Auberge de la Pointe, située sur une falaise qui surplombe le Saint-Laurent, est une bonne option.

Il faut louer les chambres situées dans le Pavillon du Cap. On ne les choisit pas pour leur décor intérieur - elles sont certes propres et bien tenues -, mais surtout pour le spectacle qui se déroule dehors. Chaque unité de ce pavillon, qui a des airs de petit motel avec ses portes qui donnent directement sur l'extérieur, dispose d'un balcon où l'on peut s'asseoir pour admirer le fleuve le matin en sirotant son café et le soir en prenant un verre de vin.

Chaque fin de journée se déroule de la même façon. Et cette routine n'a rien d'ennuyant. On assiste au coucher du soleil. Tous les soirs, quand le temps le permet, plusieurs promeneurs - vacanciers ou locaux - se baladent le long du Saint-Laurent et regardent la boule de feu descendre tranquillement dans le fleuve. Qui dit mieux? - Nathaëlle Morissette