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LES ÎLES DU BAS-SAINT-LAURENT

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Par David LANG

Rédacteur en chef Québec Le Mag'

David Lang, du Québec le Mag', a écrit un article très intéressant et imagé sur les Iles du Bas-Saint-Laurent, dont plusieurs sont sur le territoire de la région de Rivière-du-Loup. Les Iles du Saint-Laurent sont très attractives et offrent un cachet unique. Chaque fois que nous pensons à une ile, nous associons cela à une ile déserte, inexplorée, sauvage et combien magnifique! Vous ne serez pas déçu, car nos îles le sont vraiment...presque déserte, quelques coins inexplorés, le caractère sauvage y est conservé et d'une beauté sans nom! Alors, bonne lecture!

 

Dans le Bas-Saint-Laurent, alors que le fleuve amorce sa transformation en mer, une poignée d’îlots sauvages se laissent accoster avec le respect dû aux sanctuaires naturels les plus précieux. Ils paraissent dénudés et esseulés, ils foisonnent au contraire de vie.

Placées depuis une trentaine d’années sous la protection de la société Duvetnor, ces îles enclavées dans le parc marin Saguenay-Saint-Laurent éveillent immanquablement l’imaginaire quand on les contemple depuis la rive. Leurs noms sont déjà un voyage en soi : l’archipel Les Pélerins – cinq îles massives en apparence dénudées –, les Îles du Pot à l’Eau-de-Vie – trois îles dont une pourvue d’un phare – et l’île aux Lièvres, longue de quelque 13 km... Si l’on excepte les gardiens de phare et quelques colons hardis, elles n’ont jamais vraiment été habitées et sont restées un abri de choix pour d’importantes colonies d’oiseaux marins et de nombreux phoques.
Elles constituent également un secteur privilégié pour l’observation de mammifères marins tels que les bélugas. En faut-il plus pour se rendre à la pointe de Rivière-du-Loup et quitter la terre ferme pour une excursion dans un monde à la fois si proche et si lointain ?

 Phare du Pot à l'Eau-de-Vie
© Michel Julien

PARADIS AVIAIRE
Plusieurs types d’excursions sont offerts par la Société Duvetnor à bord de bateaux sécuritaires et confortables. Impossible de bronzer idiot : un guide-interprète commente les observations faites en mer, que l’on croise oiseaux ou mammifères marins. On a tout de même hâte de poser le pied sur l’une de ces perles solitaires du Saint- Laurent.
Seules l’île du Pot du Phare et l’Île aux Lièvres sont ouvertes au public, mais ce n’est qu’une fois la nidification des oiseaux terminée que vous pourrez les explorer dans leur totalité. Aussi certains tronçons balisés ne sont-ils accessibles qu’après les premiers jours de juillet, tandis que d’autres secteurs particulièrement fragiles demeurent interdits en permanence. Les oiseaux sont ici chez eux et les espèces à observer innombrables. Cormoran à aigrettes, grand héron, bihoreau à couronne noire, eider à duvet, petit pingouin, guillemot à miroir et goélands nichent partout, à peine troublés par les échoueries de phoques !




GARDIEN DE PHARE OU UN ROBINSON?

Le soin avec lequel est gérée la fréquentation humaine des îles ne limite en rien la chance d’y passer une journée passionnante. Et plus si affinités, puisqu’il est possible, de fin mai à début octobre, de séjourner sur les deux îles : dix-neuf sites de camping sauvage, six chambres en auberge, plusieurs maisonnettes et trois chambres au phare de l’Île au Pot. Ce dernier est un petit bijou de patrimoine maritime. Abandonné en 1964, un peu plus d’un siècle après sa mise en service, il a été restauré en 1989 et classé au patrimoine fédéral. Les chambres sont décorées à la manière d’antan et vous vous surprendrez vite à scruter l’horizon le gardien du phare le faisait. Le reste de l’île est à découvrir en empruntant des sentiers encaissés débouchant sur des petites anses secrètes chargées d’histoire de naufrages et de contrebande. Pour d’infinies explorations à la manière d’un Robinson, optez pour l’Île aux Lièvres qui compte pas moins de 45 km de sentiers de randonnée s’adressant à tous les niveaux. De belvédères naturels en grèves désertes bordées d’églantiers, de forêts naines en plages interminables, ce grand réseau arpente des paysages aussi beaux qu’inattendus. Reste à se décider entre l’hébergement tout confort à l’auberge et le camping en pleine nature, histoire de prolonger la robinsonnade sur ces petites merveilles insulaires du Saint-Laurent.

 

      

Le phare du Pot à L’Eau-de-Vie, un hébergement insolite pour vivre pleinement la sérénité des lieux


Un autre tourisme avec Duvetnor

La Société Duvetnor Ltée est une corporation privée sans but lucratif fondée en 1979 par une poignée de biologistes décidés à protéger les richesses naturelles des îles du Bas-Saint-Laurent. Dix ans plus tard, elle décide d’ouvrir certaines des îles dont elle s’est rendue propriétaire au public et met en place une infrastructure d’accueil, un programme d’interprétation, des sites de camping, plusieurs maisonnettes, achète des bateaux pour le transport des visiteurs et entreprend de rénover le phare du Pot à l’Eau-de-Vie pour le convertir en lieu d’hébergement. Duvetnor est une figure de proue de la protection de l’environnement
au Québec, ayant été une des premières à militer pour le développement d’une norme de qualité en écotourisme. Le principe de cette norme? L’entreprise doit respecter le milieu naturel qu’elle met en valeur et donner à ses visiteurs une interprétation de qualité.
Il suffisait d’y penser.
duvetnor.com

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