Rivière-du-Loup

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Les 3 jours qui m’auront fait retomber en amour avec ma région - Rivière-du-Loup (Partie 2)

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Par Marie-Philippe Jean

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Une introduction s’impose. 

Je m’appelle Marie-Philippe, mon enfance et mon adolescence appartiennent à Rivière-du-Loup, mais à 17 ans, c’est Montréal que j’ai choisie. Je suis originaire du Bas-Saint-Laurent, mais je préfère dire que « je viens du fleuve », et par là je veux dire que j’ai besoin de voir loin devant, et de regarder l’eau pour comprendre d’où j’arrive et où je m’en vais. Aujourd’hui, j’ai la chance de parcourir le monde pour raconter des histoires et partout où j’atterris, je me vante d’avoir grandi en regardant les plus beaux couchers de soleil au monde. Tourisme Rivière-du-Loup m’a invité à participer à un roadtrip de quelques jours pour revisiter une série d’endroits que je croyais familier. En acceptant la proposition, je m’attendais honnêtement à faire bien peu de découvertes, et au mieux, à croiser avec bonheur de vieux amis. 

 

J’avais tort, sur toute la ligne. 

En trois jours, j’ai empli mes yeux d’une beauté qui éblouit, qui émeut, et des découvertes, j’en ai fait à chaque virage, à chaque rencontre, à chaque heure. 

 

Ma première journée (Blogue Partie 1) m’aura menée de L’Isle-Verte à Saint-Paul-de-la-Croix, puis de Saint-Paul-de-la-Croix à Saint-Hubert de Rivière-du-Loup, où je choisis d’aller prendre un peu de repos au Gîte Mamie Desneiges. Dans la région, on parle de Mamie Desneiges comme on parle de sa grand-maman, avec amour, avec un sourire dans la voix. Desneiges opère son gîte avec son amoureux, Jean-Paul. Ensemble, ils veillent au confort de leurs invités en offrant des chambres spacieuses, une impeccable propreté et des déjeuners personnalisés, souvent préparés avec l’aide des petits-enfants de Mamie. Ils vous proposeront peut-être de partager le moment du déjeuner avec vous - acceptez. Dans ce roadtrip en solo, ça m’a franchement fait du bien de me retrouver à table avec ces deux âmes bienveillantes et généreuses. 

 

Mamie et Jean-Paul

Tôt en matinée, je me dirige vers l’Éco-Site de la Tête du Lac Témiscouata, un endroit dont je n’avais jamais entendu parler. Quand on n’a aucune attente, on ne peut qu’être agréablement surpris. Je me stationne et j’emprunte le court sentier plat menant au lac. La surprise qui m’y attendait - une plage de sable fin déserte et le lac, d’un bleu intense, entouré que d’arbres matures.

Pas un chalet, pas un bateau en vue. Mon conseil - emparez-vous d’un kayak, que vous pourrez louer sur place, et partez en randonnée vers la rivière Ashberish, une balade en serpentin de quelques heures qui vous permettra d’admirer la faune et la flore, en plus de trouver ce qu’on recherche un peu tous - LA PAIX. Oui, en majuscules. 

 

La paix dans mon kayak

Si vous en avez la chance, louer un emplacement de camping sauvage et profitez de ce trésor caché quelques jours. 

Énergisée et décorée d’un nouveau coup de soleil sur le nez, je repars, cette fois, vers le village de St-Arsène pour partager un lunch avec un vieil ami chez Brioches et Babioles. Ici, on mange des sandwichs goûteux et des salades fraîches dans une atmosphère enveloppante, conviviale. Ne partez pas sans un yogourt glacé aux petits fruits, petits fruits qui ont été cueillis à quelques mètres du café. 

 

Petit café sympathique 

En sortant de chez Brioches et Babioles, faites un virage à gauche et descendez la côte. Juste en bas, la Distillerie Fils du Roy, dont la réputation des produits n’est déjà plus à faire, leur gin Thuya ayant entre autres remporté deux médailles d’or à la prestigieuse World Spirits Competition.

Tout autour du bâtiment, Sébastien, co-fondateur de la Distillerie, cultive dans ses jardins les aromates avec lesquels sont imaginé leurs recettes. Prenez un moment pour sentir les herbes avant d’entrer faire une dégustation de leurs produits, vous serez étonné de retrouver les notes de lavande, de fenouil, d’aneth et autres dès la première gorgée.

À la Distillerie Fils du Roy, on travaille avec rigueur et sensibilité et ça se ressent, ça se goûte. 

Crédit: Julie Houde-Audet, Marie-Philippe Jean 

 

À suivre...

COMMENTAIRES

  • claude beaulieu - 20 septembre 2019, 17:52

    oui pour le calme de cette région, cela est un endroit à découvrir, nous sommes parti de Mascouche qui pour se rendre à Laval prenait 2h ou plus avec la congestion, maintenant il faut s'habituer à partir plus tard pour arriver à nos rendez-vous comparer à la-bas, la beauté de voir des baleines, ou des oiseaux sur le bord du fleuve , ces gros bateaux qui voguent et de sentir la nature nous apprivoiser en prenant du bon temps et la proximité des gens qui eux te disent bonjour en te croisant , comparer à Montréal qui se terre soit dans leur téléphone ou ne voulant pas parler à un étranger , une qualité de vie qui ne se compare pas à certaines villes