Rivière-du-Loup

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Les 3 jours qui m’auront fait retomber en amour avec ma région - Rivière-du-Loup (Partie 1)

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Par Marie-Philippe Jean

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Une introduction s’impose. 

Je m’appelle Marie-Philippe, mon enfance et mon adolescence appartiennent à Rivière-du-Loup, mais à 17 ans, c’est Montréal que j’ai choisie. Je suis originaire du Bas-Saint-Laurent, mais je préfère dire que « je viens du fleuve », et par là je veux dire que j’ai besoin de voir loin devant, et de regarder l’eau pour comprendre d’où j’arrive et où je m’en vais. Aujourd’hui, j’ai la chance de parcourir le monde pour raconter des histoires et partout où j’atterris, je me vante d’avoir grandi en regardant les plus beaux couchers de soleil au monde. Tourisme Rivière-du-Loup m’a invitée à participer à un roadtrip de quelques jours pour revisiter une série d’endroits que je croyais familier. En acceptant la proposition, je m’attendais honnêtement à faire bien peu de découvertes, et au mieux, à croiser de vieux amis. 

 

J’avais tort, sur toute la ligne. 

En trois jours, j’ai empli mes yeux d’une beauté qui éblouit, qui émeut, et des découvertes, j’en ai fait à chaque virage, à chaque rencontre, à chaque heure. 

 

C’est à l’Isle-Verte que j’ai débuté mon voyage, en rendant visite à Cynthia, fondatrice de la papeterie artisanale L’Algue d’Or.

Cynthia Calusic, l'artiste et propriétaire des lieux

 

Son espace se divise en deux: un atelier et une boutique. Dans l’atelier, des piles de feuilles, des bacs remplis d’algues cueillies tout près, aux abords du fleuve, des fleurs séchées…Des éléments qui seront bientôt rassemblées à travers l’art de Cynthia. Quand vous irez, demandez-lui de vous parler de son processus créatif, de sa méthode. Son savoir-faire tiré du Moyen-Âge est aussi simple que précis, et c’est fascinant à voir.

L'atelier où Cynthia fait son papier
 

Du côté de la boutique, plusieurs objets des artisans de la région à offrir en cadeaux, mais aussi, le Musée Blanche Lamontagne, rassemblant les écrits de la première poétesse du Québec. À travers sa poésie inspirée de la nature de L’Isle-Verte, on y découvre son histoire, mais aussi celle d’autres personnalités de L’Isle-Verte ayant marqué notre culture. Déjà, je suis charmée, inspirée. 

 

Je suis repartie avec une barrette de coquillages et un poème de Blanche, direction Saint-Paul-de-la-Croix. À peine 15 minutes de route et je me retrouve dans l’Univers de Gilles, tête pensante de l’Hydromellerie Saint-Paul-de-la-Croix.

Gilles le proprio de l'Hydromellerie

Ruche intérieure  

Que vous soyez seul ou que vous fassiez partie d’un groupe, demandez à rencontrer Gilles et à voir l’une de ses ruches. Il vous parlera des abeilles, de miel, d’histoire et de biodiversité. Avec une passion contagieuse, il nous rappelle que absolument tout dans la nature est interconnecté, et qu’on y joue tous un rôle crucial, surtout les abeilles, aussi petites soient-elles! Dans sa boutique, prenez le temps de goûter à ses hydromels, dont les différentes recettes ont été développés avec les fruits de la région. 

 

Bouteille d’hydromel sur le siège passager, je roule cette fois vers le Lac de la Grande Fourche, à Saint-Hubert-de-Rivière-du-Loup. Sur ce lac, plusieurs souvenirs d’enfance, à faire du bateau et du ski nautique avec les cousines. 

 

Je fais un arrêt chez Boeuf à la Ferme. J’ai inventé une règle et j’ai envie de vous l’imposer pour votre prochain séjour dans la MRC de Rivière-du-Loup - on saute les épiceries et on va rendre visite aux producteurs de la région. Le contact humain, c’est important, et ça vous permettra de rencontrer Sophie, productrice agricole et mère de famille.

Sophie, co-propriétaire de Boeuf à la Ferme

 

Le quotidien occupé des agriculteurs n’est un secret pour personne, mais la co-fondatrice de Boeuf à la Ferme, qui fait de l’élevage bovin de génération en génération, a tout de même pris le temps de me présenter ses filles, de m’emmener voir les animaux et de me faire goûter à ses produits. Pendant ma visite, des locaux et des touristes entraient et sortaient pour faire leur sélection parmi la grande offre (bavette, contre-filet, côte de boeuf, filet mignon… Passez faire vos achats avant un BBQ au lac). 

 

 

La maison de Sophie offre une vue imprenable sur le Lac de la Grande Fourche, assez pour me donner envie de m’y rendre tout de suite après. La bonne nouvelle, c’est qu’à quelques minutes à peine se trouve la plage municipale de Saint-Hubert. À votre arrivée, demandez Bernard, un homme charmant et accueillant qui facilitera votre location d’embarcation pour aller faire un tour sur le lac en kayak ou en paddle board. Vous pourrez aussi camper sur place. 

 

Coucher de soleil à la plage municipale

 

Avant d’aller dormir après une longue journée sur la route, je m’arrête au Restaurant Le Bégonia, attirée par la file à l’extérieur. Les locaux, eux, ne sont pas surpris par l’achalandage, c’est « mercredi-pizza », m’expliquent-ils, comme si ces deux mots allaient toujours ensemble! À l’intérieur, un grand espace flanqué de fenêtres où le village se rassemble souvent, peu importe le jour de la semaine, le menu étant aussi diversifié que réfléchi pour les familles. À la tête du Bégonia, William, un jeune homme hyper sympathique de… 22 ans. Je souris encore quand j’y pense, quel cadeau pour la région quand même de voir leur jeunesse prendre leurs établissements préférés en mains. 

À suivre...

Crédit : Julie-Houde-Audet, Meldo, Marie-Philippe Jean, Steve Lemelin

COMMENTAIRES

  • Johanne Charron - 5 septembre 2019, 13:13

    C'est du vrai bonbon, cet article! Ouvrir plus grand la fenêtre sur les trésors de chaque municipalité...